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Commentaire mensuel

Alors que s’écoulaient les derniers jours de l’année 2017, la conjoncture macroéconomique demeurait très favorable, les investisseurs se réjouissant de la croissance mondiale synchronisée, des excellents bénéfices des sociétés et des politiques monétaires généralement accommodantes des banques centrales. De plus, après plusieurs mois de négociations, le président Trump a promulgué la Tax Cuts and Jobs Act à la fin décembre, fournissant ainsi un nouvel élan aux perspectives de croissance et de bénéfices à l’échelle mondiale pour la nouvelle année. Dans ce contexte, cette impulsion réflationniste a entraîné dans son sillon la majorité des grandes catégories d’actif, dont les actions, les obligations, les devises étrangères (à l’exception du billet vert) et les matières premières.

Janvier 2018

Les marchés boursiers mondiaux ont de nouveau affiché leur résilience et enregistré des progressions généralisées en décembre. L’indice S&P 500 a franchi plusieurs nouvelles étapes historiques pendant l’année, terminant la période avec sa plus forte hausse annuelle depuis 2003, grâce à la vigueur de la conjoncture macroéconomique et des bénéfices des sociétés, ainsi qu’aux attentes de stimulation budgétaire. Parallèlement, l’indice S&P/TSX a aussi clôturé l’année sur une bonne note, stimulé par le rebond des prix du brut au dernier semestre. L’indice canadien demeure toutefois en retrait de ses pairs mondiaux sur l’ensemble de 2017. À l’étranger, les actions des marchés émergents ont encore dégagé les meilleurs rendements pour le mois et inscrit leur plus forte progression depuis 2009, alors que le repli du billet vert a relevé l’attrait des actifs à risque dans les marchés en développement.

Aux États-Unis, la pente de la courbe des taux de rendement est à son plus plat en 10 ans. Cet aplanissement continu s’explique par l’effet des pressions inflationnistes constamment peu élevées sur les taux à long terme, ainsi que par les attentes de normalisation des politiques monétaires en 2018, qui ont fait remonter les taux à court terme. En réalité, plusieurs banques centrales ont relevé leurs prévisions de croissance pour 2018 et laissé entendre que les politiques monétaires très accommodantes n’étaient plus nécessaires. En revanche, elles n’ont pas modifié leurs prévisions d’inflation. Entre-temps, l’embellie de la conjoncture économique mondiale a stimulé la demande en obligations de sociétés, l’écart avec les obligations de qualité diminuant à des niveaux jamais vus depuis la crise financière mondiale.

Le billet vert a perdu de la valeur en décembre et affiché sa première perte annuelle depuis 2012, et ce malgré la troisième hausse de taux opérée en décembre par la Réserve fédérale cette année et l’adoption de la réforme fiscale par l’administration Trump. Plusieurs grandes banques centrales ont emboîté le pas à la Réserve fédérale en prenant un ton plus constructif en réponse à la croissance supérieure aux attentes, réduisant ainsi l’attrait du dollar américain. En effet, l’euro a atteint 1,20 $US et le huard a été favorisé par la remontée des prix du brut, les bonnes données de l’économie et de l’inflation renforçant la possibilité d’une nouvelle hausse des taux par la Banque du Canada en 2018.

Les prix du pétrole brut sont demeurés au-dessus de la barre des 60 $US le baril, soutenus par la forte demande à l’échelle mondiale et la baisse des stocks. À cet égard, la Energy Information Agency a indiqué que les stocks américains avaient atteint leur plus bas niveau en près de trois ans. Le prix de l’or a bénéficié de la chute du billet vert et du rebond connexe de la demande en actifs alternatifs. Le cuivre a atteint un sommet de quatre ans, la résilience de l’économie mondiale embellissant les perspectives de la demande pour ce métal.

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