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Commentaire mensuel

Les marchés financiers ont été particulièrement sereins en octobre. Les investisseurs ont continué de privilégier les actifs à risque, encouragés par les signes persistants de résilience de l’économie mondiale et les excellents résultats divulgués par les entreprises. Il faut souligner que les marchés boursiers mondiaux ont maintenu leur cadence haussière en dépit de l’impasse politique aux États-Unis, des tensions croissantes en Espagne et des mesures des banques centrales visant à éponger les liquidités excédentaires dans le système financier. Tous ces éléments ont eu pour effet de soutenir davantage l’accélération de l’économie mondiale.

Novembre 2017

Les marchés boursiers mondiaux ont généralement progressé en octobre. L’indice S&P 500 a affiché sa plus forte hausse mensuelle depuis février, stimulé par les espoirs entourant la réforme fiscale, les excellentes données de croissance du troisième trimestre et les bénéfices élevés annoncés par les entreprises. Malgré leur contre-performance pour la majeure partie de 2017, les actions canadiennes ont rebondi et elles surpassent désormais les actions mondiales depuis septembre. L’indice S&P/TSX a atteint de nouveaux sommets historiques grâce à la remontée des prix du brut. Les actions étrangères ont également poursuivi sur leur lancée, les marchés boursiers japonais et européens étant propulsés par les excellents bénéfices des sociétés et les commentaires accommodants des banques centrales. Finalement, les marchés boursiers émergents ont maintenu la cadence, devançant leurs homologues des pays développés au cours du mois.

Les marchés obligataires nord-américains ont enregistré des résultats mitigés pour le mois. Aux États-Unis, les taux de rendement obligataires ont augmenté sur l’ensemble de la courbe, tandis que l’économie affichait des signes de résilience après la saison des ouragans. De plus, l’inflation semble vouloir rebondir sous l’effet des prix à la hausse pour le pétrole et des attentes entourant la réforme fiscale. Ces éléments ont contribué à relever la probabilité d’une nouvelle hausse des taux en décembre. À l’opposé, les taux de rendement canadiens se sont repliés, plombés par les signes de ralentissement dans l’économie, qui avait pourtant connu un excellent premier semestre, et les commentaires de la Banque du Canada, qui a modéré les attentes d’une nouvelle hausse des taux. Dans ce contexte, les investisseurs ont révisé à la baisse la probabilité d’une autre hausse par la Banque du Canada en 2017.

Sur les marchés de change, la valeur du billet vert a augmenté sous l’effet des spéculations entourant le nouveau président de la Réserve fédérale et les détails de la réforme fiscale. L’euro a perdu du terrain après que l’inflation se soit inscrite en repli. Au Japon, l’engagement de la Banque du Japon à soutenir coûte que coûte l’économie nationale a fait contraste avec les autres banques centrales, entraînant ainsi le recul du yen. Le huard a quant à lui chuté à son plus bas depuis juillet, la Banque du Canada ayant adopté un positionnement plus prudent à la lumière de la croissance en baisse et des incertitudes entourant un ralentissement plus généralisé.

Au chapitre des matières premières, les prix du brut ont rebondi lorsque l’Arabie saoudite et la Russie ont exprimé leur intention de maintenir les réductions de production jusqu’à la fin 2018. Contribuant également à la progression du brut, notons les données de l’industrie américaine qui ont révélé une baisse des stocks de pétrole brut et d’essence. Parallèlement, l’or a été tiré vers le bas par la vigueur du dollar américain et l’apaisement des craintes géopolitiques. En ce qui concerne le cuivre, son prix a été stimulé par les signes de stabilisation de l’économie chinoise, soit le plus important producteur de cuivre.

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