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Commentaire mensuel

En dépit du théâtre politique à Washington et de l’échec retentissant des Républicains du Sénat à adopter une nouvelle loi sur le système de santé, les marchés boursiers mondiaux ont affiché leur résilience en juillet. La déception des investisseurs entourant l’absence de nouvelles mesures de stimulation budgétaire aux États-Unis n’a pas été en mesure de freiner l’élan haussier des actions mondiales, qui ont bénéficié de la conjoncture mondiale favorable et de la croissance des bénéfices des sociétés. De plus, la hausse des prix des matières premières a stimulé l’appétit envers le risque, en plus d’inspirer la confiance des investisseurs dans l’accélération de l’économie mondiale.

Août 2017

En juillet, le marché boursier américain n’a pas été ralenti par l’impasse politique aux États-Unis et a atteint de nouveaux sommets grâce aux excellents résultats des sociétés et au repli du billet vert. Au Canada, les actions demeurent en retrait de leurs homologues mondiales, malgré le rebond des prix du brut. Ayant amorcé la période à la hausse, les actions européennes ont terminé le mois au neutre, alors que les investisseurs s’inquiétaient des effets de l’appréciation de l’euro sur les perspectives de bénéfices. Les actions des marchés émergents ont bénéficié de la solide conjoncture macroéconomique en Chine et de l’approche de normalisation graduelle adoptée par la Réserve fédérale américaine, deux éléments qui ont relevé l’attrait des actifs à risque.

Sur les marchés obligataires, la convergence des positions de politiques entre les États-Unis et le Canada a entraîné un important resserrement des taux entre les deux pays. Aux États-Unis, les taux de rendement obligataire ont été tirés vers le bas par l’adoption de moins en moins probable de mesures de stimulation budgétaire. De plus, les investisseurs ont jugé généralement accommodants les commentaires de juillet de la Fed, surtout ses perspectives d’inflation prudentes, même si elle a répété qu’elle commencerait à réduire la taille de son bilan dans un avenir relativement proche. À l’opposé, les taux de rendement obligataire canadiens ont augmenté lorsque la Banque du Canada a donné suite à ses commentaires plus fermes en relevant ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2010. D’ailleurs, nous pouvons envisager une autre hausse des taux d’ici la fin de l’année si la vigueur de l’économie se maintient.

La tendance baissière du dollar américain s’est poursuivie, alimentée par les probabilités réduites d’une nouvelle hausse des taux et de l’impasse politique. Le dollar canadien s’est envolé, la vigueur de l’économie relançant les perspectives d’une nouvelle hausse cette année. Le rebond des prix pétroliers a aussi contribué à sa remontée. Finalement, l’euro a tenu la cadence après que la BCE ait posé les jalons d’un ajustement à ses politiques monétaires exceptionnelles en réponse à l’embellie des perspectives économiques de la zone euro.

Les prix du pétrole brut ont rebondi lorsque les rapports ont fait état d’une importante chute des stocks américains et que l’Arabie saoudite s’est engagée à limiter les exportations, ce qui a alimenté les spéculations d’une baisse de la surabondance de pétrole sur le marché. L’or a gagné de la valeur, les investisseurs tentant de déterminer la direction du dollar américain et des taux d’intérêt après que la Fed ait exprimé ses inquiétudes face à la faiblesse de l’inflation. Le cuivre a atteint un sommet de deux ans, stimulé par l’optimisme des investisseurs à l’égard de l’économie mondiale, et tout particulièrement l’économie chinoise.

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