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Commentaire mensuel

En janvier, les investisseurs ont assimilé la dernière vague de données économiques positives et de bénéfices des entreprises, tout en affichant leur malaise quant à savoir lesquelles des propositions faites par M. Trump lors de la campagne électorale pourraient être adoptées après son inauguration le 20 janvier. Le nouveau président américain a débuté son mandat en mettant à exécution sa politique « America First », par laquelle il a formellement annoncé le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique, demandé la renégociation de l’ALENA et émis un décret présidentiel restreignant l’immigration. Il a toutefois fait suite à certaines propositions favorables à la relance économique, soit l’approbation du projet de pipeline Keystone XL et l’annonce de certains programmes en infrastructure. Malgré tout, la volatilité est demeurée très faible, les investisseurs préférant faire preuve d’optimisme. Dans ce contexte, les actifs à risque ont maintenu leur tendance haussière pendant tout le mois.

Février 2016

Les investisseurs ont continué de miser sur la relance économique en janvier, encouragés par l’amélioration des perspectives de croissance mondiale, la hausse des prix des matières premières et les bénéfices supérieurs aux attentes des entreprises. Ainsi, ils ont continué de privilégier les actifs à risque et les marchés boursiers mondiaux ont progressé, toutes les grandes régions contribuant à cette avancée. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a atteint des sommets historiques et enregistré une troisième hausse mensuelle d’affilée. Au Canada, malgré le repli des actions de l’énergie en janvier, l’indice S&P/TSX s’est approché de ses niveaux records, stimulé par la vigueur des secteurs des services financiers et des matériaux. Finalement, les actions internationales ont aussi progressé et les marchés émergents ont sonné la charge, poursuivant sur leur lancée du début de 2017.

Les taux de rendement obligataires souverains du monde entier ont encore augmenté en janvier. Au chapitre des obligations gouvernementales du Canada et des États-Unis, les taux de rendement ont augmenté après que la présidente de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, ait fait part de perspectives favorables pour l’économie, confirmant ainsi la prévision médiane du FOMC pour trois hausses de taux en 2017. À l’étranger, nous avons observé des tendances semblables, alors que les taux de rendement des obligations gouvernementales de l’Europe et du Japon ont rebondi en tandem avec les perspectives inflationnistes. Par ailleurs, les écarts de crédit se sont resserrés, atteignant leur plus bas niveau depuis 2014, dans cette conjoncture de relance favorisant le risque.

Après avoir terminé l’année 2016 en force, le dollar américain a fait marche arrière en janvier et a perdu de la valeur par rapport à ses pairs lorsque l’administration Trump a répété sa préférence pour un billet vert bon marché et donné suite à certaines politiques isolationnistes. Entre-temps, malgré certains commentaires accommodants de la Banque du Canada, le huard s’est raffermi face au dollar américain après l’approbation de l’oléoduc Keystone XL, qui facilitera l’accès des sociétés pétrolières canadiennes au marché américain.

Sur les marchés des matières premières, la remontée des prix pétroliers a pris fin et le brut s’est inscrit en repli pour le mois, alors que les signes d’une forte augmentation de l’activité de forage aux États-Unis ont neutralisé les nouvelles voulant que les producteurs de l’OPEP et hors OPEP allaient atteindre leurs objectifs de réduction de la production établis en décembre. À l’opposé, l’or a bénéficié de l’incertitude politique et le prix du cuivre a augmenté, alimenté par le repli du dollar américain et les signes de plus en plus apparents d’une reprise de l’économie mondiale, particulièrement en Chine, soit le plus important consommateur de cuivre.  

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